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une américaine à paris

Il était 22h hier soir lorsque je suis arrivée au studio QVC dans la banlieue parisienne pour rencontrer une star américaine de passage à Paris pour faire découvrir sa collection de vêtements qu’elle met en vente en exclusivité sur la chaîne. La star en question, vous savez qui sait si vous avez suivi mon Instagram et mes stories hier soir : il s’agit de Lisa Rinna, héroïne de nombreux feuilletons à succès, comme entre autre Alerte à Malibu, Des jours et des vies, Melrose Place, Veronica Mars, Entourage ou encore Hannah Montana (la liste n’est pas exhaustive). En plus d’être comédienne et animatrice de télé, cette touche à tout s’est lancée il y a quelques années maintenant dans la mode aux Etats-Unis. Une passion qu’elle veut partager dorénavant avec le public français. Rencontre avec une vedette américaine qui ne se la joue pas star et qui est heureuse de nous faire découvrir sa collection en avant-première.

 

-Bienvenue à Paris ! Justement que représente Paris pour vous ?

Merci beaucoup ! J’adore Paris, je trouve que Paris est une des plus belles villes sur terre : l’architecture, l’histoire… j’ai dû vivre ici dans une vie antérieure, j’étais peut-être française dans une autre vie (rires). Quand je viens ici, c’est comme-ci j’étais à ma place, je suis tellement heureuse quand je suis là, mes filles adorent être là… plus spécialement ma plus jeune fille, elle et moi on adore venir à Paris. On a fait un voyage mère-fille en novembre dernier et on a passé un moment formidable.

 

-Vous venez souvent à Paris on dirait …

Oh, on vient au moins deux ou trois fois par an, un de mes meilleurs amis vit ici, entre Paris et Los Angeles et donc grâce à lui je me suis fait des amis parisiens aussi, donc je viens maintenant pour lui et ces amis-là aussi .

 

-Donc, vous allez me dire un petit mot en français !

Oh (rires) je travaille là-dessus, je vous assure, j’ai encore du boulot mais je bosse, la prochaine fois peut-être (rires). Et puis maintenant, tellement de gens savent parler anglais, ils m’aident… Mais je prends des cours de français à la maison…

- On vous connaît comédienne, on vous découvre styliste, cette passion de la mode, vous l'avez toujours eue ?

Ça remonte à loin, en fait, ça remonte à aussi loin que je m’en souvienne, enfant déjà j’étais fascinée par ma mère qui était passionnée par la mode. Même si c’était une mère au foyer, elle nous faisait de jolis vêtements coordonnés, par exemple elle réalisait de jolies robes avec le manteau coordonné dont la doublure reprenait l’imprimé de la robe et elle faisait le même ensemble pour moi... Donc, j’ai grandi avec le sens du style, et je crois que c’est de là que vient mon amour de la mode. Puis en grandissant dans ma région, l’Orégon, je ne rentrais pas vraiment dans les standards, j’étais « trop à la mode » pour les gens du coin, alors ils se moquaient de moi, mais ça ne m’a pas arrêtée. Pas du tout.

 

-Vous étiez têtue …

Oui, j’étais têtue et j’en avais rien à faire… Je portais des escarpins et ils disaient "c’est quoi ces trucs" ?! En grandissant, j’aimais toujours plus que jamais la mode et quand j’ai commencé le métier de comédienne on m’a demandé de faire des photos pour les magazines dans les pages "style"… Et là, un jour, mon mari me dit  « Ecoute tu es toujours dans plein de magazines pour ton style, tu devrais en faire quelque chose ».

 

-Donc le déclencheur, c'est votre mari ?

Oui, il m’a dit, et ça c’est sa vraie phrase : « tu devrais vraiment faire de l’argent avec cette passion ». (rires). Et là, je lui ai dit « ah oui, tu as raison et si j’ouvrais une boutique ? ». J’avais toujours eu envie d’ouvrir une boutique, je trouvais que ce serait amusant. Et je voulais voir comment mettre en valeur et en vente une collection, associer dans un même lieu des vêtements de créateurs différents que j’aimais. Donc, il m’a acheté une boutique. C’était une toute petite boutique de 100 mètres carrés ce qui est petit pour Los Angeles.

 

-Et comment êtes vous passée de cette boutique à créer votre propre collection ?

On a eu la boutique pendant 10 ans et j’ai beaucoup, beaucoup appris pendant ces 10 ans, il y avait juste moi, mon mari et une gérante. On a tout fait tout seul du début à la fin et j’ai tout appris sur la coupe, les matières, ce que les gens aiment ou pas, j’ai appris aussi toute la partie business de la mode… Bref, après 10 ans est arrivée la crise. On l’a subie de plein fouet. C’était ma famille ou la boutique, j’ai dû abandonner la boutique. Et au même moment, QVC est arrivé en ville, ils sont venus me voir à la boutique juste avant qu’elle ne ferme et ils ont vu comme c’était beau et comme j’avais fait du bon boulot, les choix de vêtements très « California chic » que je proposais. J’ai sorti un rack avec mes pièces préférées, j’ai commencé à leur parler mode, à leur expliquer ce que j’aimais et que j’avais toujours voulu créer des vêtements pour toutes les femmes, de toutes les tailles, que je ne pouvais pas forcément le faire dans ma boutique car elle était trop petite pour stocker les pièces, et ils ont dit « nous ça nous intéresse ». C’est ça la beauté de la collaboration avec QVC : je pouvais créer des pièces pour toutes les femmes, de toutes les tailles à un niveau industriel… Et c’est comme ça que cela a commencé… La boutique a fermé mais l’aventure de ma collection a commencé.

 

-Quel est le style Lisa Rinna ?

Vous pouvez le voir sur ce que je porte ce soir, c’est avant tout très confortable, j’aime mixer les choses ensemble, j’aime aussi m’habiller en fonction de mon âge, c’est important je ne peux pas m’habiller comme mes adolescentes; elles ont un style de dingue soit-dit en passant, je crois qu’en ce qui me concerne, il s’agit surtout de se sentir libre et de prendre du plaisir. J’aime juste être confortable et heureuse dans mes vêtements.

 

-Vous avez deux filles, est-ce qu’elles vous parlent de votre collection, vous donnent leur avis ?

Oui, elles ont 16 et 19 ans, elles ont un avis sur tout (rires) elles sont très encourageantes, elles me donnent leur avis mais pas forcément des avis de vive voix, je les regarde faire, je les regarde prendre les pièces et les mixer, comment elles me piquent les pièces et elles ont pris mon coté « confortable cosy - chic californien »  dans leur propre style… Donc, je sais que je les inspire sans qu’elles aient besoin de me le dire.

- Quelle femme souhaitez vous habiller ? Celle à laquelle vous pensez quand vous créez vos vêtements ?

Soyons honnête, je pense d’abord à moi ! On ne peut pas ne pas penser à soi, à ce qu’on aime pour créer… Donc évidemment, je pense d’abord à moi mais ensuite je me demande comment je peux partager ce que j’aime avec toutes les femmes, peu importe l’âge, la taille, le poids, ce que je veux c’est partager un état d’esprit, une « vibe », une façon d’être… C’est de cela dont il s’agit. Et moi je les veux cool et bien dans leurs vêtements. Un chic cool, c’est très californien.


-Si vous deviez donner 3 adjectifs pour qualifier votre collection, ce seraient lesquels ?

Cosy, confortable, chic… on y revient toujours (rires ).


-Si vous deviez choisir 3 pièces indispensables de votre collection actuelle ?

Il vous faut absolument le pantalon cargo. Il est idéal pour toutes les femmes, petites, grandes, fines, rondes, il vous le faut ! Oui, oui, oui ! Le cargo !!! Ensuite, je dirai un de mes tops de forme tee-shirt, ils sont très simples, très doux, un peu loose. Et le 3ème, c’est dur de choisir, il y a tellement de choses que j’aime, mais je dirai un de mes blousons ou vestes, soit une de mes vestes-cardigan, soit un de mes blousons de moto… Et voilà ! Et ça vous fait une silhouette complète avec ces 3 indispensables.

-Pour finir Lisa, que peut-on vous souhaiter pour l'avenir ?

J‘aimerai continuer à faire grandir ma marque, c’est ma 5ème année aux Etats-Unis, j’aimerai que ça continue et que vous aimiez ma marque ici en France, et puis je voudrai que mes filles soient établies et heureuses, ça c’est très important je suis une mère… Et, plus que tout, continuer à permettre aux femmes de se sentir bien, de se sentir belles. C’est mon fil rouge, que ce soit à la télé, en tant que comédienne ou encore avec ma collection. Moi je veux distraire, rendre heureuses les femmes, oui, rendre les gens heureux, les faire rire, les faire se sentir bien, dans le divertissement comme dans la mode.

 

Merci Lisa 

Merci Valérie, et j’espère que vos lectrices aimeront ma collection je leur rappelle qu’elle est en vente sur QVC dès à présent (rires).

 

virginie & alexandra : touche pas à ma mode

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, qui à l’origine était dans la Newsletter, je vous propose aujourd’hui l’interview de deux jeunes femmes que j’adore, Alexandra Pouzet et Virgine Carrozza, les deux stylistes de Touche Pas à Mon Poste. Qui sont-elles, comment se sont-elles rencontrées, en quoi consiste le métier de styliste à la télévision, elles nous disent tout.

Interview-découverte de ces deux passionnées.

 

- Bonjour les filles, j’aimerai d’abord que vous vous présentiez à mes lecteurs et que vous nous disiez quelles sont vos formations?

On s’appelle Alexandra et Virginie, nous sommes stylistes sur TPMP et on est très sympas (rires). Moi, Alexandra, je viens de l'école de la chambre syndicale et moi, Virginie, je suis diplômée de ESMOD Paris.

 

- Comment vous êtes-vous rencontrées ?
Nous nous sommes rencontrées à l'époque de D8 sur l'émission le Grand 8 avec Laurence Ferrari, on s’est vu, on s’est plu (rires), on avait la même vision du métier qui pour nous consiste à ne pas travestir les gens et leur imposer des looks mais plutôt à savoir qui ils sont et à les sublimer. Et on a eu envie de bosser ensemble. Et voilà !

 

- Justement vous parlez de votre vision du métier, ça consiste en quoi le métier de styliste à la télévision ?

Cela consiste à créer l'image de la personnalité que l’on habille, à la sublimer et à lui proposer un vestiaire par jour. Mais encore une fois, pour nous, ce qui est très important c’est l’écoute, on n’est pas là pour déguiser la personnalité, lui faire un look hyper fashion coûte que coûte mais plutôt découvrir qui elle est, pour la mettre en valeur selon son univers et ses envies. Et puis on s’adapte aussi au style et à l’horaire de l’émission, on n’habillera évidemment pas pareil un animateur pour une émission de journée ou de soirée et de même on ne fera pas le même look pour une émission d’info ou de divertissement.

 

- Une bonne styliste doit avoir quelles qualités selon-vous ?
Au delà de l’amour de la mode évidemment, le premier atout c’est encore une fois de savoir être à l'écoute mais aussi, soyons pragmatiques, d'être organisée et dynamique parce que le rythme est soutenu ! On n’arrête pas de la journée et il vaut mieux savoir comment gérer et jongler entre les différents rdv.

 

- Racontez-moi une journée type justement.

9h le réveil sonne, nous nous appelons pour organiser notre programme de la journée. Nous prenons nos rdv shopping et là en tant que bonnes stylistes, nous nous dirigeons vers nos placards pour choisir notre tenue du jour, car la mode et nous, c'est toute une histoire (rires). 11h, rdv fixé, et nous voilà dans notre petite voiture pour parcourir Paris. Nous allons de show-rooms en magasins et là, nous essayons de trouver les meilleures tenues pour les chroniqueurs. Ça nous prend une bonne partie de la matinée et de l’après-midi. Le soir, nous arrivons sur l'émission vers 16h où nous préparons tous les looks pour chacun des chroniqueurs. Nous papotons toujours avec eux pour des moments d'intimité, des blagues... C'est toujours agréable et ça permet aussi de voir dans quel état d'esprit ils sont et donc ce qui leur conviendra le mieux à l'instant T. Ensuite, l'émission va démarrer et là nous sommes toujours à l'affût d'un jeu ou d'un changement de tenue. Tu es bien placée pour savoir qu’avec Cyril tout peut arriver et vous devez parfois vous changer en cours d’émission pour de nombreuses et différentes raisons et il faut qu’on soit prêtes si ça survient… et qu’on ait sous la main de nouvelles tenues pour chacun d’entre vous ! Fin d'émission, nous récupérons les vêtements, et notre journée passionnante est finie ou presque… Il faudra encore remettre les vêtements en état avant de les rendre aux boutiques et services de presse… et tout recommencer à zéro dès le lendemain (rires).


- C'est un métier un peu différent styliste à la télé par rapport à styliste dans le monde de la mode non ?

Complètement, nous nous adaptons aux styles des différentes personnalités avec lesquelles nous travaillons, ce n'est pas comme travailler pour ses créations ou pour un créateur avec un mannequin qui est là pour le vêtement et uniquement pour le vêtement, et nous ne créons pas non plus de vêtements. Le but est d'avoir un maximum de partenariats avec des marques, on les rencontre on les séduit… Il faut aussi que la marque ait envie d'être associée à telle ou telle personnalité...

 
- Si vous deviez donner un adjectif mode pour les chroniqueurs de TPMP ce serait ?

Maxime : casual, Matthieu : Filou (rires) il veut toujours garder les fringues, Jean-Luc : pointilleux, Gilles : facile, Jean-Michel : casual chic, Isa : excentrique, Enora : tendance, Géraldine : boyish, Benjamin : baroudeur, et toi notre Valou d'amour: chic,chic,chic.

 

Et Cyril (Hanouna) ?

Fashion, il n'a peur de rien, même en matière de mode (rires). 

 

- Vous travaillez pour qu'elles autres émissions ?
Nous travaillons principalement sur des émissions diffusées sur C8 notamment Guess my age avec jean-Luc Lemoine ou encore Il en pense quoi Camille. Nous nous occupons aussi d’Audrey Pulvar sur CNews ou encore de Karine Ferri sur l'Euro Millions... Et de toi aussi à chacune de tes émissions en prime ou en guest (rires).

- Votre rêve non-encore assouvi ?

Notre rêve serait d'habiller un président de la république, faire des clips pour des artistes, et des films. On va y arriver !

- Si mes lectrices veulent faire votre métier que leur conseillez-vous (formation, stage) ?

On leur conseille au-delà de leur goût prononcé pour la mode, de se forger une vraie culture mode évidemment en allant dans les magasins et en feuilletant beaucoup de magazines mais aussi en lisant des ouvrages sur l’histoire de la mode, les créateurs, en allant voir des expos, et par-dessus tout cela, en faisant des études de stylisme, il y a de nombreuses écoles plus ou moins prestigieuses. Ensuite, il faudra faire un stage (au moins) et beaucoup, beaucoup, de motivation et de courage.

- Pour terminer vous voyez l'avenir comment ?

Encore et  encore du bonheur à habiller des artistes et on se voit bien habiller des célébrités internationales et voyager ! Et surtout continuer Touche Pas à Mon Poste :)

- Merci les filles.
Merci Valérie on t'aime :)